Être présent à l’écoute de ses dents

Écouter, le besoin présent, non vu, non reconnu.

D’où vient.. la perte.. osseuse, dentaire, tissulaire ? Des efforts inconscients secrètent des murs souterrains pour se protéger de conflits passés, hérités, acquis ou adoptés. Résistants au temps, vivants, voire criants, ils perturbent l’espace de vie présent entraînant dans leur sillage des pertes de tissus parfois irréversibles.

Élargir le regard, à la rencontre de ses racines intérieures. Les impacts émotionnels ont besoin d’être dissous. La thérapie s’attache à réparer les fondations intérieures, clarifier l’espace de vie : dissocier le passé du présent.

Le travail invite la présence

Être le diapason du présent.

Les voix de peur tentent de rejouer à l’infini le scénario définitivement passé, projetant sur l’écran virtuel l’encre dansante de l’illusion renouvelée et renouvelable jusqu’au réveil.

Les voix de peur jouent à obstruer l’espace sans grâce, développant colère, rage, rancœur et conduisant inlassablement au fracas.. peine à sourire, inspirer, regarder.

S’absoudre. La force de la présence absente ce témoin malheureux et souffle les traces virtuellement farouches de la peur.

La force de la présence illumine, dissocie éphémère et réel. La force de la présence du regard intérieur émet sa puissance, dissout jusqu’au cœur. La force de la présence est toujours là : oser décoller la vignette de l’illusion toujours inachevée, sans vie, sans réalité, l’illusion de l’attachement à l’endormissement. Les voix de peur tentent de se faire entendre et donner vie.. en voilant la vie !

S’il est possible de détourner son regard ou flouter sa vision, il est impossible de voiler le regard intérieur, le regard au cœur : pur, net, intact. Il clame le retour, cette recherche à se rencontrer, où le regard s’élève, se porte en Soi avec soif sans intermédiaire.

Laisser l’extérieur, s’accompagner, s’acheminer à soi. Se prendre, de petitement ou par éclipse, à pleinement. D’une respiration minimale mesurée à une inspiration ample.

Présence sans limite, sans détournement par la pensée, le mental. Ouvrir la porte à soi, cheminer, reconnaître la confusion intérieure. Tri, trier l’ancien, l’inutile.

Le passé absente. Décharger mot à mot, sens après sens. Le tri libère pour revenir à l’espace sain, vivant. Libérer l’espace, de la cave au grenier, rendre fréquentable, habitable.

Vider, venir au vide. Faire le vide pour que la vie puisse renaître, circuler. Le tri embrasse pour embraser, émotion, épuisement. Décelés, ils cèdent leurs résistances, leurs adhérences pour le flux de la vie.

L’écoute profonde contacte le paysage intérieur, défriche l’espace présent en souffrance, lève le voile, lave le voile, donne de la joie, du sens. Revisiter, retraverser les zones d’ombre sensibles, vertigineuses, douloureuses, libère de la fatigue avant de générer un nouveau souffle et de la vitalité.

Ressentir à nouveau, se poser en face à face, se séparer des pertes, éclats retenus, pour habiter le pas suivant en présence, ferme, assuré dans l’ICI, vierge d’hier, vierge d’ailleurs.

Tout prendre, tout entendre, tout re-regarder pour ne pas garder. Laisser respectueusement, c’est-à-dire sans guerre à réanimer, sans jugement, humblement pour accoucher enfin le oui, oui intégral.

Oui, l’unique son de l’accord à la vie, sans entrave, juste, simple.

Le parcours éclaire, sollicite. Traversée pour une page saine, accompagnée de tendresse, délicatesse. Se prendre la main, s’offrir sa main, sans se quitter et se regarder jusqu’à s’aimer.

La voie des dents en atelier

Les ateliers « racines intérieures » permettent de découvrir la finesse et la puissance des liens qui relient, unissent, désaccordent aussi.

Délicatesse, précision pour entrer en contact avec la fragilité et explorer la trame sensible.

Silence extérieur - Présence intérieure. Communiquer avec le territoire intérieur, lieu secret, sacré, réservé, parfois défendu. S’ouvrir à l’expression, la clarté avec soi, avec l’autre. Accueillir comme une naissance, les freins, les résistances, les voix off d’hier, avant-hier, périmées, décalées.

Conscience - Présence. Reconnaître en soi la vie palpitante, trépidante, trébuchante ou insoumise, qui se manifeste par vagues ou ressauts. Écouter au cœur, tisser, créer des passerelles, respirer plus largement, plus librement.

Lumière sur les mécanismes. Scellés par le temps passé, leurs rouages égrènent le désaccord dans le sein de l’intimité, de l’humanité. Blessés, les tissus nécessitent une attention pleine pour être approchés. Accorder chaque fragment, chaque parcelle, indissociable, indispensable, unique.

Les pièces perdues sont des espaces libres. Oser regarder les espaces vides, plonger dedans pour semer la vie et raviver la flamme pour l’ensemble. D’une fonction partielle ou éteinte, s’orienter pour générer une fonction entière, accomplie.

Cohérence et clarté intérieure dans un chemin, quasi chirurgical, où je vous invite à puiser vos ressources.

« Pour se connaître, il s’agit de quitter les mémoires avec lesquelles nous confondons notre identité. Quitter le connu, le reconnu que nous croyons être, pour le méconnu que nous sommes. » Jean-Yves Leloup

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